Bienvenue !

 

Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog consacré aux bandes dessinées Disney.

 

Je suis un amateur des grands crus des bédés Disney, faites par des auteurs tel que Don Rosa, Carl Barks, Floyd Gottfredson pour ne citer qu'eux. Ces chef d'oeuvres restent pourtant pour la plupart encore bien inconnus du "grand public" et même des lecteurs réguliers de Disney, car certains depuis leur création il y a plusieurs dizaines d'années se sont perdu en chemin...

 

J'espère donc sur ce blog partager ces "découvertes" avec vous, peut-être vous faire découvrir cet univers si vous ne le connaissez pas encore, et sinon intéresser les autre amateurs.

 

 

Je vous invite également à consulter les liens à gauche, c'est à dire à votre droite, les sites, le forum de Picsouman ainsi que un autre blog, celui de PmSpg, sur le sujet.

 

Samedi 14 avril 2007
A la fin des années 20, Walt Disney créa le personnage de Mickey Mouse, qui dans un premier temps eut le prénom de Mortimer, mais la femme de Walt n'aimait pas ce nom et finalement il fut appelé Mickey. Disney créa plusieurs dessins animés dès 1928 avec "Plane Crazy", mais c'est finalement en 1930 que Mickey Mouse arrive dans le monde de la bande dessinée, sous forme de strips quotidiens dans un journal aux Etats-Unis. Sa première aventure, "Lost on a desert island / Mickey dans l'île mystérieuse" (YM 001), mettant en scène Mickey et Minnie, a été publiée du 13 Janvier au 31 Mars 1930, c'est à dire qu'elle fait en tout et pour tout 67 strips. Elle a été scénarisé par Walt Disney et dessinée par Ub Iwerks et Win Smith. Cette histoire n'est pas la plus célèbre, elle n'a d'ailleurs été publiée que deux fois en France, la dernière fois étant il y a 26 ans.

Le 1er Avril 1930 commence, toujours en strips, l'histoire "Mickey Mouse in the Death Valley / Mickey dans la vallée infernale"., et c'est justement cette histoire dont nous allons parler aujourd'hui.

(cliquez sur l'image pour la voir en grandeur réelle)

Cette histoire fut publiée jusqu'au 20 Septembre 1930, soit une longueur totale de 149 strips.

Comme le titre l'indique, l'aventure se passe dans la Death Valley, en Californie, aux Etats-Unis :

(cliquez sur l'image pour la voir en grandeur réelle)

Cette histoire est la seconde bande dessinée de Mickey de tout temps. Il sera donc évidemment logique de trouver ici beaucoup de personnages qui font leur première apparition dans une bande dessinée. Nous pouvons ainsi nous permettre de faire un petit récapitulatif de ces personnages :

[Attention: ce qui suis révèle tout ou une partie de l'histoire. Si vous ne souhaitez pas que l'histoire vous soi révélée, ne lisez pas ceci]

L'histoire peut se diviser en trois grandes parties (découpage qui n'engage que moi):
    * 1 - L'héritage de Minnie
    * 2 - Le voyage vers la Death Valley
    * 3 - La mine d'or dans la Death Valley

Dans le premier strip arrive donc l'élément perturbateur de l'histoire: Mickey et Minnie, assis sur un banc, voient arriver vers eux maître Chicaneau, un avocat, qui vient annoncer à Minnie qu'elle hérite de la propriété de son oncle Mortimer.

Chinaneau, de son nom original Sylvester Shyster, apparaît donc dans cette histoire pour la première fois au monde. C'est un personnage que l'on trouve uniquement dans les bandes dessinées: il n'est dans aucun des dessins animés de Mickey. C'est en fait un avocat maléfique, qui de tout temps travaille main dans la main avec Pat Hibulaire. Dans cette histoire, il va tout faire pour essayer de faire signer un papier à Minnie un papier pour qu'elle vende l'objet de l'héritage, la maison de Mortimer, car il sait que dedans y est caché la carte d'une mine d'or.




Dès le premier strip, au moment de l'apparition de Chicaneau, sont installés déjà tous les éléments directeurs de l'histoire:
Dès cette case sont ainsi introduits plusieurs choses: l'avocat parle à Minnie de la maison quelle a eu en héritage, c'est à dire le fil conducteur de la "première partie", mais on y trouve également le fil conducteur et le mystère qui va durer tout au long de l'histoire, en regardant l'arrière-plan: bien caché, on y trouve "Le Renard", un étrange personnage qui va aider nos héros tout au long de l'histoire. On le trouvera caché ainsi en arrière plan au fil des strips avant qu'il n'entre vraiment dans l'intrigue et dans l'action, mais nous aurons l'occasion par la suite de revenir sur ce personnage.

Revenons au début de l'histoire. les trois premiers strips peuvent être considérés comme des "strips d'expositions", et où l'histoire se met en route. Ainsi, les personnages y défilent: dans le premier, c'était Chicaneau, dans le second ce sera Clarabelle et dans le troisième Horace.

Clarabelle (à gauche), de son nom original Clarabelle Cow, apparaît ici pour la première fois dans une bande dessinée, mais elle n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'elle était déjà apparue dans Plane Crazy et dans plusieurs autres dessins animés avant ceci. Elle a le rôle dans les histoires de commère, et est une des amies de Minnie.
Horace (à droite), de son nom original Horace Horsecollar, était présent également dans plusieurs dessins animés avant d'apparaître en bandes dessinés dans cette histoire. Il est le fiancé de Clarabelle.
Ces deux personnages ne sont pas important dans l'histoire: ils ne sont présent qu'épisodiquement.

Ainsi commença donc cette histoire: Minnie hérita de la maison de son oncle Mortimer. Mais le problème de cette maison, d'après Chicaneau, c'est qu'elle ne vaut rien. C'est en tout cas ce qu'il fit croire à Minnie, pour lui forcer à vendre la maison.

Mais grâce à l'apparition du "Renard", Mickey est avertit par un message venant de lui du projet de Chicaneau. Il va donc tout faire pour empêcher Minnie, qui est enfermée dans le bureau de l'avocat, de signer le papier, et ils vont partir ensemble voir la maison, Renard continuant à les suivre de loin.

Mais alors qu'ils visitent cette maison, arrivent Chicaneau, Pat Hibulaire et leur bande pour forcer Minnie à vendre...

Contrairement aux autres personnages, ce n'est pas ici la première apparition de Pat Hibulaire (de son nom original Peg-Leg Pete) dans une bande dessinée. Il faut dire que ce personnage est même plus vieux que Mickey: c'est un méchant récurrent chez Disney, et il apparu pour la première fois dans Alice solves the puzzle", en 1925, puis créa des problèmes à Oswald the Lucky Rabbit, en quelques sortes l'ancêtre de Mickey puisque c'est le personnage que Walt Disney créa avant lui, à partir de 1927, pour finalement se frotter à Mickey dans le dessin animé "Steamboat Willie" en 1928. Il portait dans ces dessins animés, et il portait encore dans "Mickey Mouse in the Death Valley" une jambe droite en bois, qui aura tendance au fil des années tendance à disparaître, suivant le dessinateur, et de nos jours on ne le vois dans aucune apparition récente en porter une.

Donc Pat et toute sa bande arrivent dans la maison, et kidnappent Minnie pour la forcer à signer. Mickey, grâce à l'aide une nouvelle fois du Renard, réussi à libérer sa fiancée et trouve dans la maison la carte indiquant la position de la mine d'or de Mortimer que cherchait Pat. Ce dernier justement réussi à leur voler, et c'est ainsi qu'est lancée une course vers la Death Valley, Mickey et Minnie poursuivant Pat et Chicaneau.

Ici commence donc la seconde partie de l'histoire, qui n'apporte pas énormément à l'intrigue, et où, les héros sont emmenés à utiliser une multitude de moyens de transport: le vélo, la charrette, la voiture, le train, et enfin l'âne. Cette partie représente surtout une succession de gags, qui au final se conclue par l'arrivée dans la Death Valley.

Une fois dans la Death Valley (la troisième partie), Mickey et Minnie rencontrent un vieillard qui accepte de les aider à trouver la mine. Pendant ce temps, Chicaneau a réussi à faire croire à un shérif que Mickey ést un criminel. Ils partent donc à sa recherche pour l'arrêter. Ils réussissent finalement à attraper Minnie et à l'enfermer en prison, ainsi que le vieil, qui lui a été prié d'aller voir ailleurs. Mickey quand à lui a réussit à continuer son chemin, accompagné d'un cheval, et il trouva enfin la mine d'or de Mortimer. Malheureusement pour lui, il fut vite rattrapé par Chicaneau, Pat et un adjoint au shérif. Mais pendant ce temps, le Renard refait surface, payant la caution de Minnie, et s'envolant avec elle et le shérif en avion vers la mine d'or.

Ménageant son effet, le Renard est en fait la clé de l'histoire. une fois tous les personnages réunis, il se dévoile enfin:
Le Renard se révélait avoir été le vieillard, ainsi que Mortimer, l'oncle de Minnie qui en fait n'est pas mort.

Mortimer est donc l'oncle de Minnie, et faisait sa première apparition ici. Le fait qu'il soit encore vivant laisse indiquer qu'il va pouvoir réaparaître, et c'est ce qu'il va faire, plusieurs fois avec Gottfredson, et le personnage a ensuite été reprit quelques fois dans des histoires italiennes, depuis les années 70.

Les accusations de Pat et Chicaneau envers Mickey se révélant donc fausses, ils sont donc arrêtés par le shérif, et Mortimer pourras s'envoler avec son avion avec Mickey et Minnie, en direction de Mickeyville...



Cette histoire a été publiée en France notamment dans "L'intégrale de Mickey " n°1 (1980), au format original des strips quotidiens, une bande égalant un strip, avec 5 bandes par pages, dans l'album "La fabuleuse histoire de Mickey"  (1973) au même format mais en 6 bandes par page, et puis également dans les Journaux de Mickey n°1936 à 1940 (1989), mais ici sous une forme découpée en 5 épisodes, et dont les cases ont été remontées pour correspondre au format "4 bandes par pages / 3 cases par bandes". Récemment, l'histoire a aussi été republiée telle qu'elle était dans les Journaux de Mickey, dans le hors série du Journal de Mickey "Les trésors du Journal de Mickey", sortit à Noël 2005.



Crédits images : Le montage-titre ainsi que le montage-carte ont été réalisés par moi-même, à partir de dans le premier cas la réédition de l'histoire en 2005, et dans le second cas de GoogleEarth. En ce qui concerne les différentes images illustrant l'article, celles en couleurs proviennent de la réédition 2005, et celles en noir et blanc sont les strips originaux en anglais, proviennant du site http://www.geocities.com, traduits par mes petits soins.

(Cela nous fait donc une fréquence d'un article tous les trois mois... Il faudrait peut être que je fasse des articles sur des sujets moins vastes, et donc plus courts, pour pouvoir en poster beaucoup plus régulièrement... ^^)
Par Pleinauxas - Publié dans : Histoire des histoires
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Dimanche 28 janvier 2007

     Je n'ose même pas compter le temps qui me sépare du dernier article de ce blog... qui par la même occasion fut le premier...

Et oui, je sait, je suis très lent, je n'ai pas forcemment le temps, ce ne sont pourtant pas les idées qui manquent... D'ailleurs il y a en projet un article sur une des histoires de Gottfredson, dont je ne dirait rien de plus ici puisque ce n'est pas vraiment sa place.

Ainsi, pendant quelques recherches à ce sujet, j'ai découvert un petit quelque chose qui est suceptible de vous interesser, pouvant servir d'entrée en matière dans le monde de Gottfredson, ayant un rapport direct ce que je prépare. Je vous l'ai donc traduit de l'anglais.

Petite précision: les images illustrants cette interview de Floyd Gottfredson, puisque c'est de cela qu'il s'agit, ne proviennent pas de l'article anglais d'origine, sauf la première. Elles ont été ajoutées par moi-même.

 

 L'autre maître de Mickey: Une interview avec Floyd Gottfredson

Jim Korkis a rencontré Floyd Gottfredson, qui a fait voyagé Mickey Mouse à travers le monde avec ses bandes dessinées

Mickey Mouse était le personnage de dessins-animés le plus célèbre dans les années 1930, et une célébrité internationale. Malheureusement, les studios Disney avaient soumis l'objection que la Mickey courageux n'était pas un rôle modèle pour les enfants, et sa naïveté de héros avec un esprit téméraire devenait de plus en plus maitrisé dans les dessins-animés. Néanmoins, le véritable esprit de Mickey demeurait depuis plusieurs années dans les "strips", parus dans la presse quotidienne, qui étaient écrit la plupart du temps par le légendaire Floyd Gottfredson.

A la fin de l'année 1979, J'ai eut l'opportunité de parler avec Floyd des relations entre le Mickey des écrans et la Mickey des journaux. Tandis que plusieurs mains écrivaient les dessins-animés, Floyd a été la première influence des bandes-dessinées pendant quatres décénies et il était partis à la retraite quantre années avant son étonnant succès.

Jim Korkis : Pouvez-vous nous dire quelle a été votre formation de dessinateur, avant que vous repreniez les strips quotidients de Mickey ?

Floyd Gottfredson : Je vivait dans une petite ville, Sigurd, Utah, à 280 km de Salt Lake City. Quand j'avait 13 ans j'ai commencé à étudier le dessin par correspondance avec la C.N. Landon School of Cartooning and Illustration de Cleveland, dans Ohio. En 1926, quand j'avait 21 ans, j'ai commencé à prendre d'autre cours par correspondance de dessins. Puisque l'école d'art la plus proche était à Salt Lake City, les cours par correspondance était la solution la plus pratique pour moi. 


Floyd Gottfredson
JK : Et vous avez eut une formation dans l'animation ?

 FG : Non. Il n'y avait pas d'écoles ou de livres sur l'animation à cette époque là , et j'était juste intéressé par les bandes dessinées dans les journaux. En Decembre 1928, armé d'extraits de bandes dessinées que j'avaient réalisés pour différents magazines, j'ai emmené ma famille à Los Angeles, espérant une réponce favorable d'un des sept plus grand journaux, mais personne n'a voulu de moi. J'ai discuté avec un ami qui m'a dit qu'il avait entendu que Walt partait la semaine suivante à New York pour rencontrer des artistes. Je n'ai pas perdu de temps: j'ai pris mes dessins et j'ai accouru vers les Studios Disney, qui étaient sur Hyperion Avenue.

JK : Et vous avez rencontré Walt ?

FG : Il a accepté de me rencontrer, puis il a regardé mes dessins, et il m'a demandé quelle sorte de travail j'aimerais faire. Je lui ai répondu que je voudrait faire de la bande dessinée. A l'époque, Disney ne voulait pas faire de la bande dessinée. Walt était vraiment un bon vendeur. Il m'a dit qu'il ne voulait pas s'investir dans la bande dessinée car c'était une foire d'empoigne. Il expliqua que le futur était dans l'animation, et il fut si convainquant que je lui dit: "Bien. Avez-vous des ouvertures dans l'animation alors ?". Et il répondit: "Bien sûr, nous allons vous placer sur un travail en court". Quand il m'avait dit ça, il venait juste, lui et Ub Iwerks, de commencer à créer une bande dessinée de Mickey Mouse pour King Features et il valait mieux valu m'avoir dans les environs au cas où ils aient besoin de mon aide.

JK : Avez-vous commencer à travailler chez Disney immédiatement ?

FG : J'ai commencé à y travailler le jour suivant, le 19 Décembre 1929. J'avais 24 ans et j'était marié depuis cinq ans. Avant, je gagnait 65 $ par semaine en tant que projectionniste et puis là Walt m'offrit 18 $ par semaine, mais je me contentait de cela parce qu'il m'avait vraiment persuadé.

JK : Et vous avez travaillé en tant qu'assistant ?

FG : J'ai seulement travaillé pendant quatres mois dans l'animation en tant qu'assistant. J'ai assité le travail de Johnny Cannon, et puis après de Dave Hand et Wilfred Jackson. J'ai même aidé Ub Iwerks. C'était le travail pour les Silly Symphonies. Norm Ferguson et Dave Hand m'avaient laissé faire une partie du cartoon Cannibal Capers.C'était un lion qui sortait en courrant de la jungle et un cannibale qui frappait sur un tambour. C'est vraiment la seule animation que j'ai jamais faite, mais c'était plutôt bien et j'était juste fasciné par l'animation.

Gottfredson rencontre Mickey Mouse :

JK : Comment avez-vous finalement terminé dans les bandes dessinées de Mickey Mouse ?

FG : Les strips quotidients de Mickey ont débutés le 13 Janvier 1930, avec Walt qui écrivait les scénarios que Ub dessinait, et qu'un artiste nommé Win Smith encraient. Après les 18 premiers strips, Ub partit et Win le remplaça, faisait à la fois le dessin et l'encrage. Les strips étaient des gags tout droit adaptés des dessins animées de Mickey Mouse. King Features recherchait plutôt la continuité, d'après ce qui se disait, et ils recherchaient des strips formant une histoire et une intrigue, parce que d'autre séries comme "The Gumps" de Sidney Smith étaient vraiment très populaires. Walt essaya de persuader Win de prendre sa suite au scénario, mais Win s'y déroba, je ne sais pourquoi. Finalement, Walt me rencontra et il me dit qu'il voulait que je reprenne l'écriture et Win, qui était en colère, l'a quitté. Il est arrivé à ma table et m'a dit: "Je croit que vous avez un nouveau travail".


5 Mai 1930: Première case de Floyd Gottfredson
JK : Donc ça a été aussi simple que ça ?

 

FG : Une demi-heure après, Walt m'a appelé dans son bureau,  et il m'a demandé si je voulait reprendre la création de strips. A cette époque là je commençait à être vraiment intéressé par l'animation et j'était réticent au changement. J'ai dit à Walt que je ne le souhaitait pas d'accord et que je préférait rester dans l'animation. Et bien, Walt était un très bon vendeur. Il me dit juste de faire les strips pendant deux semaines, le temps de trouver un autre artiste. Pour le dépanner, j'ai donc accepté. Après tout, il m'avait dit qu'une partie de mon travail était d'être a possible soutient sur les strips. A là fin du mois, je me demandait si il cherchait vraiment sérieusement quelqu'un d'autre pour ma place. Après deux mois, j'ai commencé à m'inquiété qu'il trouve vraiment quelqu'un parce que j'amais vraiment ce que j'était en train de faire et je voulait continuer. Il ne m'a jamais reparlé de ça et j'ai continué à dessiner les strips quotidients pendant 45 ans, jusqu'à ce que je prenne ma retraite, le 1er Octobre 1975.

JK : Quand votre premier strip a-t-il été publié ?

FG : Mon premier strip est apparu le 5 Mai 1930, sur une histoire qui avait commencé le 1er Avril 1930. Walt avait écrit l'histoire de Mickey trouvant la carte au trésor d'une mine d'or dans la Death Valley. (voir cet article) Pour m'aider à commencer, Walt continua a faire le scénario pendant deux semaines pour que je les dessines et puis j'ai reprit le scénario le 19 Mai à la moitié de l'histoire et j'ai continué à le faire jusqu'en 1932, quand cinq différents scénaristes l'on reprit.

Les strips des journaux de Mickey contre l'animation de Mickey

JK : Faisiez-vous ces bandes dessinées en suivant les cartoons ?

FG : Nous avons essayé de suivre l'esprit du Mickey des dessins animés mais comme nous faisions des histoires d'aventure, nous sommes allées au delà de ça. Les cartoons avaient une histoire structurée simplement, avec une suite de gags qui ammenent petit à petit à la conclusion. Ce n'est pas comme les histoires que nous faisions pour les journaux. Nous avons mieux dévelopés les personnages pour nourrir les histoires. J'amais faire ces petites aventures mais je gardais autant d'humour que possible.

JK : Mais vous n'avez pas été influencé par les dessins animés de Mickey pour vos strips ?

FG : Walt lui-même avait précédemment emprunté des idées venant de dessins animés. Les strips étaient influencés par les cartoons mais également par les modes et les films de l'époque. "The mad doctor" a influencé l'histoire "Mickey Mouse in Blaggard Castle" ("Mickey contre les professeurs") bien que le scientifique fou dans notre histoire était modelé d'après le film de Boris Karloff  ("Frankenstein") que je venait de voir. "Mickey and the Seven Ghosts" ("Mickey et les fantômes") était inspiré par le dessin animé "Lonesome Ghosts" ("Les revenants solitaires"). "Mickey Mouse Runs His" ("Mickey journaliste") dans notre journal était inspiré par des films de gangsters de l'époque comme "Scarface" et "Little Caesar" ("Le petit César").

JK : Avez-vous subit beaucoup de censure ?

FG : Il y avait une séquence dans l'histoire "Blaggard Castle" où Mickey saisit une perche et saute par dessus une fosse d'alligators mais, la perche se cassa. King Features nous a envoyé un télégramme où ils nous annonçaient qu'il allaient couper la séquence entière parce que la scène pouvait choquer les femmes et les enfants qui lissaient le journal. J'ai photocopié le document pour Walt et il a juste rigolé en le lisant. Il pensait que c'était une bonne aventure et il était persuadé que ce danger là se résolvait bien, d'une façon humouristique. Il a donc contacté le l'éditeur qui est revenu sur sa décision. La seule censure que nous avons subit a été dans l'histoire "The Monarch of Medioka" ("Mickey et le roi de Médioka") parce que elle faisait une sorte de parallèle avec les évênements qui se déroulaient en Yougoslavie à cette époque là: l'archiduc essayait de faire renverser le roi. Au fil des années, il n'y a eut sinon que de petites censures, car notre but était de rester dans l'esprit de l'animation Disney.


"The Monarch of Medioka", une histoire censurée
Walt dit "Simplifiez !"

 

JK : Faisiez-vous approuver votre travail par Walt avant de l'envoyer à l'éditeur ?

FG : Walt vérifiait mon travail les deux premiers mois après avoir récupérés les strips, mais après et au fil des années, excepté pour des suggestions occasionnelles, il ne se préoccupait que rarement des strips. Il n'était pas très concerné par ça. Il avait de plus gros problème que ça. Nous étions juste sencé suivre la règle du studio général comme quoi il ne doit y avoir aucune violence qui ne soit pas d'une façon comique, et nous travaillons le dessin de manière à ce qu'il soit de la plus haute qualité possible.

JK : Donc Walt n'était pas directement entré dans la réalisation des strips ?

FG : Dans les premiers jours des strips, j'était très intrigué par les détails à l'arrière-plan comme par exemple les maisons, les clotures ou la pluie. Donc une des choses les plus dures a été d'étudier pour simplifier, ratinnaliser. La seule chose que je voulait ajouter à ce que faisait Walt était que je voulait mettre plus de détails dans les strips. "Pourquoi mettez-vous plus de détails ici ? Simplifiez !". Je ne sait pas si c'était une fabulation ou à cause de son expérience de l'animation où il ne faut pas d'arrière plan trop compliqué. Quand je revois ces vieux strips, je pense aux vieilles histoires où les dialogues étaient trop répétitifs et surchargés.

JK : J'ai remarqué que votre Mickey Mouse a changé d'apparence au fil des années. Certaines personnes ont même pensées que c'était un autre artiste qui faisait les strips parfois.

FG : En général, j'essayais de suivre les changements du Studio pour leur façon de faire Mickey. Je m'éfforçais de garder une ressemblance entre le Mickey que je dessinais pour les strips et le Mickey des films. En Janvier 1933, j'ai abandonnée la fine ligne blanche au dessus des yeux de Mickey pour plus de simplicité, mais à part ça j'ai juste suivi les nouveaux modèles de Mickey que l'on me donnait. Périodiquement, Mickey perdait et retrouvait sa queue. Il a perdu sa cullote courte dans les années 40 et bien sûr obtient des pupilles dans ses yeux avec Fantasia. Quand pour la première fois j'ai vu des pupilles dans les yeux de Mickey sur le modèle, j'ai aimé ça immédiatement.

Le dessin animé de Mickey préféré de Gottfredson

JK : Je suis sûr que vous regardiez les cartoons. Avez-vous un préféré ?

FG : Fred Moore était la personne qui a vraiment fait des choses merveilleuses avec Mickey et quelques autres personnages. Pour moi, le meilleurs cartoon de Mickey était "The Nifty Nineties", avec des dessins de Mickey de Fred Moore. J'ai souvent dit ça avant mais je pense que c'était le meilleur Mickey. J'ai essayé d'imiter Fred mais je ne pense pas que quelqu'un puisse copier son style.

JK : Depuis que vous travaillez au Studio, est-ce qu'un animateur comme Moore a commenté votre travail ?

FG :Le service de l'animation ne saivait pas que nous existions. Nous étions si petits que nous étions hors de vue et hors des esprits. Nos salaires n'étaient jamais aussi élevés que ceux des animateurs.

JK : La continuité des histoires dans les strips de Mickey Mouse semble s'arrêter dans les années 50...

FG :Nous commencions à abandonner progressivement la continuité et nous allions plus vers les formats des gags journaliers, parce que c'était une décision de King Features de neutraliser les effets de la télévision sur la vente des journaux. Ils sentaient que avec de petites exceptions comme les histoires en strips ils ne pouvaient pas rivaliser avec la télévision.

JK : Quelle a été votre impression de Walt Disney ?

FG :Walt et Roy étaient des personnes géniales pour travailler avec eux. Par dessus ça, la liberté de création était incroyable. Roy nous conseillaient quand même un peu plus que Walt. Walt était un coriace tyran. Je ne pense pas qu'il l'ai déjà réalisé qu'il était sévère. Il était toujours focalisé sur n'importe quel projet, et il était vraiment pationné par ce qu'il faisait. Et c'est tout ce qui importait. Pour le reste, nous n'étions que des outils qu'il pourvait utiliser. Si, comme je le disait, je gardais le "vrai" Mickey vivant, je faisait juste de mieux que je pouvait somme une extension de Walt et de ses rêves. Il n'y avait qu'un seul Walt Disney. Il n'y en aura jamais un autre.

JK : Merci Floyd.

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Source, pour ceux qui souhaitent lire l'interview en anglais, sans être contraint par mes défauts de traduction: http://mag.awn.com/index.php?ltype=cat&category1=Profiles&article_no=2955

Par Pleinauxas - Publié dans : Les auteurs, leurs vies, leurs oeuvres
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Samedi 4 novembre 2006

     Pour commencer, je ne vous ferait pas de longs discours de présentation des personnages Disney, pompeuses et fastidieuses.

 


Picsou par Don Rosa
Effectivement, prenez n'importe qui dans la rue, il connaîtra forcément Picsou, sa richesse, son coffre... Il en va de même pour Donald, Mickey... Voyez donc l'utilité impressionnante d'une telle initiative de présentation. D'autant plus que vous pouvez si ça vous intéresse vraiment trouver ces descriptions dans l'un des liens à gauche; mais j'aurais l'occasion d'en reparler.

 

     Demandez par la suite toujours à cette même personne où est ce que l'on peut retrouver ces personnages. Celle-ci, dans la plupart des cas, vous parlera de Disneyland, et également de dessins animés.

      Or, c'est plus que ça, et je dirais même que ce monde n'est surtout pas ça... Car ceci n'est qu'une façade, c'est ce qui rapporte le plus d'argent, le plus "contemporain", et destiné principalement aux plus jeunes, voire aux "très jeunes", en ce qui concerne la cible dans laquelle se plante Mickey (bien que ce ne soit pas une flèche). Mais lorsque l'on passe outre cette façade, ou plutôt lorsque l'on creuse ne serait-ce qu'un peu plus dans ce monde là, et donc en se tournant vers le passé (puisque suivant le principe de superposition plus on creuse et plus la matière est ancienne), on découvre de nouvelles choses, inconnus, et qui ne s'avèrent pas moins intéressantes: dans le cas présent, c'est la bande dessinée. A mon avis, c'est ce qui fait en partie la vrai richesse si ce n'est de Disney, du moins de ces personnages là, toutes ces souris et ces canards (il ne faut bien sûr pas oublier tout ce que fit Walt Disney, le vrai, en son temps: dessins animées, etc...).

 

 

 

      Et bien reprenez votre piéton-témoin du début, s'il ne s'est pas endormi depuis devant un tel discours rébarbatif. Il aurait certainement eut tendance à "juvéniliser" ces personnages, et ces histoires.

Pourtant, faites-lui lire une histoire de Rosa, Barks, Gottfredson, et autre Scarpa... (en lui ayant au préalable injecté un peu de curiosité): il changera (en théorie, dans ma théorie) d'avis. Cette technique d'approche peut aussi être appliqué à vous même, lecteurs, si vous n'êtes pas encore des initiés, pour commencer à découvrir ce monde là (ceci ne vous engagera pas immédiatement à adhérer à notre secte).


Mickey par Floyd Gottfredson
     Une passion, qu'est ce que c'est ? C'est une "affection très vive, presque irrésistible, qu'on éprouve pour une chose". Cette affection, donc, n'arrive pas d'un coup: c'est à partir d'un acte comme celui décrit ci-dessus. Et une passion, c'est le fait de vouloir tout connaître sur cette chose. Envie qui peut paraître incompréhensible au monde extérieur, qui ne sera qu'un minimum intéressé par le sujet, avec des connaissances basiques, et même la plupart du temps juste des idées reçut.

 

Par exemple, il m'a été donné de rencontrer cette semaine une personne visiblement passionné par la "mise au tombeau" de Jésus, et les représentations de cette scène. Il parcourt la France pour en trouver dans des églises, et y découvrir je ne sait quoi. D'ailleurs l'idée d'une telle passion ne me serait jamais venue à l'esprit...

      Tout ça pour en venir où ? Et bien, comme on ne peut pas faire lire à tous les piétons ces histoires, ignorons plutôt ce qui se dit, et essayons plutôt de déterrer et réunir tous ces classiques connus ou encore inconnus, pour notre propre "petit plaisir personnel", et ce blog se veux être justement une des nombreuses galeries creusé dans ce monde là. Et tant que j'y suis, vous pouvez admirer à votre gauche un petit cadre appelé "Liens", dans lequel un guide vous attend pour vous emmener visiter d'autre galeries. Et profitez-en: la visite est gratuite !

 

 

Par Pleinauxas - Publié dans : Billet d'humeur
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